Samedi dernier, Tante Paulette, la soeur de mon père, a eu 88 ans. On l'a fêtée (en même temps que celle de mon fils qui a eu 16 ans dimanche). J'ai capté une vidéo de cette fringante aînée au coeur d'adolescente.
Je me demande de quoi j'aurai l'air à cet âge vénérable... Déjà, certains matins, à 47 ans, j'ai la mine de crayon qui égratigne le plancher de ma résistance. J'ai les neurones qui font de la marinade et le moral n'attrape plus l'air du temps, me laissant en plan sur cette mer de tranquilité. Et d'autres fois, je me roule dans l'innocence du plaisir. Je me jette à bras raccourcis dans la marmite bouillante de l'excitation et j'en oublie mon âge, mon corps et le poids de mes pensées (ridicule image poétique) me semble soudain emporté par l'insouciance.
Heureusement qu'il y a des Paulette dans ce monde pour nous rappeler que la vie vaut la peine d'être vécue.
Je regarde encore la video avec vous, une larme de plaisir au coin de mes yeux d'enfant.